La Sagesse de la Ménopause ou L’Amène aux pauses…


Et non, ce n’est pas une fin ou la dernière image d’un film….


Ce serait là une façon bien médiocre d’entamer un nouveau départ ! Notre vie n’est pas non plus la pièce de théâtre imposée par les journaux, la télévision, la société…. Nous sommes certes tous ici sur terre, à avoir choisi un costume, une forme corporelle et une personnalité que nous apprenons jour après jour à porter, puis à défendre et parfois à imposer aux yeux des autres. Cette personnalité que nous forgeons depuis notre enfance a un seul but essentiel : se mettre au service de notre âme, c’est-à-dire amener la vie dans la forme, la lumière dans la matière, l’amour sur la Terre… Oui notre corps physique sert avant tout à cela ! Jusqu’à présent, dans les 6 premiers septennats, la vie s’écoule avec ses difficultés affectives, familiales, professionnelles : c’est la période de réalisation sociale. C’est là qu’on choisit notre rôle dans la société, c’est là qu’émerge notre personnalité et ce rôle nous accapare complètement, à tel point qu’entre les enfants, les couches, le mari, les amis, les loisirs, le travail, la maison, les courses, tout notre être est absorbé…



Mieux gérer sa ménopause - Elisabeth Spertino thérapeute àDraguignan
Mieux gérer sa ménopause - Elisabeth Spertino thérapeute à Draguignan

La ménopause pourrait correspondre dans le conte de la Belle au bois dormant au moment où le prince embrasse sa bien-aimée endormie, au moment où l’âme réveille alors tous les corps, émotionnel, mental, physique, pour les renvoyer dans leur chemin de réalisation : oui la ménopause dérange car elle nous confronte à l’inconnu…

D’ailleurs ça tombe bien : tout change aussi autour de nous. Les enfants deviennent de plus en plus autonomes et après avoir forgé de bonnes racines, on leur donne des ailes pour s’envoler… Les pièces de la maison se vident, il y a moins à faire. Dans le travail, une certaine routine peut aussi avoir pris sa place et l’habitude prise par cette routine nous fait aussi gagner du temps…. Alors comment utiliser ce temps ? Souvent par habitude ou par peur du vide, on va essayer de le remplir. Et c’est les heures supplémentaires, les réunions, les associations, les clubs de sport, les voyages, enfin les stages de développement personnel…Et plus on semble s’enrichir de connaissances, d’expériences, de rencontres, et plus quelque chose au fond de nous tourne en rond, semble insatisfait, cherche plus loin… Doit-on vraiment remplir ce temps ? Car dans cette période, le corps lui aussi cherche à aller à l’essentiel. Ses besoins changent, s’allègent et si l’on sait prendre le temps de l’écouter, il devient plus économe… Le sommeil souvent se raccourcit laissant des plages de repos propices au calme, au bilan, à l’intériorisation, à la méditation… Ce qui permet une bonne évacuation de notre vécu émotionnel de la journée. Jusqu’alors c’étaient les lunes qui jouaient ce rôle et d’une façon rythmique, elles nettoyaient, éliminaient les toxines … les toxines physiques (médicamenteuses, alimentaires…) émotionnelles (peurs, angoisses colères…) et mentales (culpabilité, soucis, doutes…). Les bouffées de chaleur semblent avoir pris le relais pour beaucoup de femmes. ..

Dans la vie de couple, c’est bien souvent à cette période que la sexualité prend un sens de plus en plus sacré. Il y a de moins en moins d’envie de conquête, de domination, de séduction… Les pulsions sexuelles sont souvent moins impulsives et le couple peut s’abreuver plus longuement, apprivoiser cette source d’énergie et nourrir tout son être aussi… Certes, tout ce vécu demande de la confiance…. Enfin cette ménopause nous rapproche de la mort. Un mot que le Société cache et prononce à voix basse. Un temps où enfin l’âme peut se libérer du corps, de la forme et continuer son chemin…. Cette période de ménopause peut aussi être une période idéale pour se préparer à la mort si notre vie ne l’a pas encore fait. On meurt souvent comme on a vécu… C’est le moment d’ailleurs où nos parents déjà grands parents s’en vont …

La ménopause est un nouvel échelon à gravir, où dans cette période, la femme n’aura plus à jouer un rôle autre que le sien. La ménopause arrive entre 45 et 50 ans , un peu plus tôt ou un peu plus tard. Le sang menstruel qui régulait jusqu’alors le vie de la femme, ne s’écoule plus. ..



Mieux gérer sa ménopause - Elisabeth Spertino thérapeute àDraguignan
Mieux gérer sa ménopause - Elisabeth Spertino thérapeute à Draguignan

A deux fois le chiffre parfait 7x7, 49 ans, période d’accomplissement, la ménopause veut avant tout dire pause…Une pause est un moment attendu et souhaité, une récréation pour stopper le rythme soutenu, refaire le plein d’énergie et pouvoir aborder la suite…

Déjà à l’orée de la quarantaine, souvent les femmes s’éloignent peu à peu de la maison, et de la famille et s’intéressent davantage au monde extérieur, lequel peut se transformer tout à coup en immense ressource attirante et encore inexplorée, un lieu favorisant l’expression de la créativité et l’estime de soi. La femme se trouve là, à un carrefour, déchirée de devoir choisir entre l’ancienne voie qu’elle a toujours suivie et la nouvelle à laquelle elle commence à peine à rêver : explorer de nouveaux aspects de sa personnalité, mis en veilleuse durant les années où elle pris soin des autres et concentré toute son attention sur leurs besoins…

Elle se prépare à se mettre au monde...

Prendre soin des autres et poursuivre l’exploration de nos passions personnelles ne sont pourtant pas des options qui s’excluent nécessairement. C’est notre culture qui nous incite à le croire et à privilégier l’ancienne option au détriment de la nouvelle. C’est une des raisons pour lesquelles les changements qui se produisent à la quarantaine deviennent de véritables défis. …… Les statistiques sur le nombre de séparations, de divorces, de changements de carrières au mitan de notre vie viennent confirmer cette réalité…

Dans la quarantaine nous disposons de plus d’énergie psychique qu’à n’importe quelle autre période depuis l’adolescence. Si nous nous efforçons de travailler de concert avec cette énergie organique en demeurant fermement convaincues qu’elle nous aidera à découvrir certaines croyances inconscientes et autodestructrices qui ont fait obstacle à notre épanouissement jusque-là, alors nous découvrirons que nous avons accès à tout, ce dont nous avons besoin pour faire peau neuve, être en meilleure santé et trouver un nouveau souffle afin d’entreprendre la seconde moitié de notre existence dans la joie.

Ce processus de transformation ne réussira que si nous devenons actrices de notre vie. Premièrement nous devons reconnaître notre part de responsabilité dans les problèmes de nos vies. Il faut beaucoup de courage pour admettre que nous avons contribué à ce que certaines situations tournent mal pour nous, et pour cesser de nous percevoir comme une simple victime, ce qui ne peut en aucun cas nous aider à guérir, grandir, nous transformer et progresser. Deuxièmement nous devons accepter de ressentir la douleur qui accompagne le sentiment de vide et la tristesse d’être obligées de laisser derrière nous une partie de nos vies. …Pour arriver à tourner la page, nous devons d’abord accepter de ressentir la tristesse liée à cette perte et aller jusqu’au bout notre peine, pleurer ce qui aurait pu être et qui est dorénavant… C’est un des aspects les plus effrayants de la transformation du milieu de notre vie, laisser derrière ce qui est familier et s’ouvrir à l’inconnu….

L’endroit où nous nous sommes arrêtées à l’adolescence sera notre point de départ à la ménopause. Il est temps maintenant de finir le travail. C’est la combinaison particulière des taux d’hormones, de la chimie préexistante du cerveau d’une femme et de sa situation personnelle qui produit ses symptômes. Ce sont des signaux que nous envoient notre esprit et notre corps pour nous signifier que nous avons atteint une nouvelle phase de notre développement et que l’occasion nous est ainsi donnée de guérir et de grandir…


Plusieurs problèmes qui s’étaient estompés quand les hormones de la puberté étaient entrées en jeu peuvent soudain refaire surface… C’est pourquoi un grand nombre de femmes dans la quarantaine se souviennent de certains évènements passés (vieux souvenirs accompagnés de fortes émotions) et décident de regarder les choses en face et de réfléchir aux abus dont elles ont été victimes. La préoccupation face aux injustices sociales, l’intérêt pour les questions politiques et les passions personnelles sublimées durant les années de fertilité refont surface et exigent d’être examinées avec attention et d’agir en conséquence. Notre corps et notre cerveau ont tout ce qu’il faut pour nous permettre de ressentir et d’exprimer notre colère avec une justesse inconnue jusque-là.


La colère des femmes est mal vue en générale à moins qu’elle ne se mette au service des autres. Nous croyons tous que notre colère est provoquée par l’observation des injustices commises envers les autres. En fin de compte, nous sommes toujours concernées personnellement par la colère et son énergie nous pousse à nous réaliser. Cela implique que nous devons être conscientes de nos motivations personnelles quand nous prenons une part active à ces luttes et que dans l’action, nous ne devons pas abandonner notre démarche de transformation personnelle et d’auto-guérison, un processus qui fait de nous des agents de changement social encore plus efficaces. Nous devons revendiquer notre colère car elle peut jouer un rôle important dans l’amélioration de notre qualité de vie et de notre santé. Elle est un signe très puissant de notre sagesse intérieure, un signal que nous devons apprendre à repérer pour agir ensuite en conséquence. Utiliser la colère comme catalyseur pour effectuer des changements positifs et grandir est toujours libérateur. Si les femmes ne s’occupent pas de leurs problèmes émotifs, si elles ne font pas le deuil de tout ce qu’elles ont perdu (si, en d’autres mots, elles n’écoutent pas leur colère et ne posent pas d’actes) elles peuvent faire une grave dépression, expression de la colère tournée contre soi-même et facteur de risque du cancer et maladies du cœur…



Mieux gérer sa ménopause - Elisabeth Spertino thérapeute à Draguignan
Mieux gérer sa ménopause - Elisabeth Spertino thérapeute à Draguignan


Psychothérapeute à Draguignan, j’accompagne depuis plus de 20 ans les femmes qui souhaitent retrouver confiance en elles, comprendre et surmonter leur ménopause et se retrouver au plus près d’elle-même. Pour vous permettre de suivre votre Chemin de vie au plus près du respect de qui vous êtes, mes outils vous aideront à avancer de façon sereine. Rencontrons-nous !

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